(C)Photo CLEF: photo de l'équipe de Lunéville

Des bénévoles de la CLEF (Coordination lunévilloise enfance famille), animateurs d’ateliers langage, livrent leur expérience auprès des enfants.

Avec l'aimable autorisationde :© L'Est Républicain, JEUDI 22 septembre 2016/  Lunéville et sa région - Droits de reproduction et de diffusion réservés

L’appellation est nouvelle, à l’Asforel (association de formation et de recherche sur le langage), on les appelle les facilitateurs du langage. Aujourd’hui ils sont les raconteurs « d’histoires à parler ». « Il fallait trouver un nom qui donne envie », explique Anne Houot, coordinatrice à la CLEF (Coordination lunévilloise enfance famille), « ça vient de sortir ».

A Lunéville, une quinzaine de bénévoles de la CLEF racontent lors d’ateliers langage dans les écoles maternelles de la ville. Parmi eux, quatre femmes se sont engagées depuis trois à cinq ans : deux mamies, une maman, une bénévole multi-associations.

Comme une maman, une mamie...,

Un groupe de « raconteuses d’histoires à parler ». Elles sont 15 personnes à tourner dans les écoles de Lunéville. Le même nombre officie du côté de Gerbéviller.
Un groupe de « raconteuses d’histoires à parler ». Elles sont 15 personnes à tourner dans les écoles de Lunéville. Le même nombre officie du côté de Gerbéviller.
Elles s’occupent « comme une maman, une mamie » de quatre enfants en général avec des temps individuels si nécessaire pour certains, avec ou sans parent.

Marianne est retraitée des services sociaux. Elle est devenue « raconteuse » grâce au bouche-à-oreille et à la presse. « J’avais envie de donner du temps aux gens, aux enfants. Raconter des histoires, j’ai pratiqué avec mes huit petits enfants ». Après une réunion d’information, elle se lance dans l’aventure. Elle va entamer sa cinquième saison. « J’aime le contact, le regard des enfants, jouer avec les mots », confie-t-elle de sa voix douce. Humble, elle ajoute : « Ce que nous faisons à notre échelle, permettra de faire avancer les choses au niveau du langage ».

Martine « pas encore mamie » et Colette, commerçante en retraite, acquiescent sur ce point. Cette dernière a vécu ses débuts dans une halte-garderie. « J’ai démarré toute seule au Donjeux. J’avais une gamine en tête à tête. Je ne savais pas comment m’y prendre. C’était terrible ». Depuis, avec les formations et l’expérience, « C’est merveilleux ».

Reconnus par les enseignants

Maman de deux enfants, Augustia, enseignante, officie depuis trois ans. La jeune femme a découvert le système au cours de sa disponibilité, position dans laquelle elle est encore. « J’ai voulu joindre l’utile à l’agréable ». Elle explique : « Nous avons envie de partager aussi avec les parents des enfants, de les faire participer, surtout ceux qui sont complètement éloignés de la lecture. Ils découvrent que c’est simple et à leur portée. Ils voient que ce moment vécu à l’école peut-être reproduit chez eux ». Ce qui lui plaît : l’échange avec les enfants, de faire sortir le positif de chacun d’eux, de les aider à développer leur potentiel. « On voit leur évolution en cours d’année. J’ai eu une petite Malika, qui ne parlait pas, ne réagissait pas, elle était dans sa bulle. Au fur et à mesure, elle s’est ouverte. Je me suis : ça y est ». Idem avec une autre fillette qui parlait en monosyllabe et en fin d’année parlait avec des phrases à rallonge. « C’est formidable ! Le travail en commun avec les enseignants est extraordinaire. En tant bénévole, nous sommes reconnus par eux ». Des progrès significatifs ont été constatés auprès des enfants suivis.

Devenir bénévole

Aujourd’hui, le réseau compte une cinquantaine de bénévoles et enseignants qui interviennent en milieu scolaire. A Gerbéviller, Maixe, Lunéville, Baccarat… Il vise à s’étendre auprès des crèches, haltes-garderies…

Anne Houot, coordinatrice de la CLEF, lance un appel pour rejoindre « les raconteurs d’histoires à parler ».

Des formations sont assurées (langage et livres ou initiation sur langage et jeux). Elles sont gratuites et réservées aux enseignants, professionnels de structure petite enfance, bénévoles (parents, grands-parents…), éducateurs, intervenants sociaux… du Territoire du Lunévillois. La première débutera en octobre.

Contact : luneville.clef@gmail.com ou 06 82 07 71 92.

X.C.

Faites suivre !