Samedi 08 novembre 2008, © L'Est Républicain / LUNÉVILLE Droits de reproduction et de diffusion réservés
Lise Garnier et Charlène Ottinger soumettaient hier aux acteurs de la petite enfance leur spectacle pour les tout-petits. Une clé pour ouvrir le dialogue.
Lise Garnier et Hélène Ottinger composent deux des trois membres de la troupe « Les Souricieuses ». Manquait sur la scène improvisée à l'école maternelle Villebois Mareuil, la 3e chanteuse et comédienne, Julie Garnier, sœur de Lise.
Le duo doit encore se trouver un nom et un titre pour ce spectacle qui sera exploité par et dans le monde de la petite enfance. Une quarantaine d'enseignants, de personnel de crèche, d'associations recevant des enfants en bas âge composaient leur premier public et critique : cette première était destinée à lister les éléments à améliorer ou à revoir, avant que la composition serve à évoquer la « santé globale » des plus jeunes, avec les familles.
Avec la CLEF
Le projet est porté par la CLEF (coordination lunévilloise de l'enfance et de la famille). « Il fait suite à l'opération menée autour du sommeil, en 2006. Spectacle, conférence, formation, suivis de ''café-parents'', un moment convivial pour dialoguer, avaient trouvé un bon écho. Au moment du bilan, est apparue une volonté d'approfondir la question de l'échange avec les parents, pour un mieux-être de l'enfant », explique Anne Houot, coordinatrice de la CLEF. Cette fois, c'est tout ce qui rythme la vie de l'enfant qui a été pris en compte dans cette notion de « santé globale ».
La « première proposition » des deux jeunes femmes issues de la troupe « Les Souricieuses » a recueilli hier un quasi-plébiscite : spectacle vivant, ludique, compréhensible par les petits, chansons entraînantes, instruments (violoncelle et accordéon notamment) qui offrent « un vrai plus » au spectacle, lequel laisse aussi une grande place à l'imaginaire, belles voix... Les compliments ont été légions.
Reste au grand (et au jeune) public à découvrir cette nouveauté. Elle sera d'abord jouée via les Relais familles de Fontenoy-Azerailles et Einville (les 27 et 28 novembre), puis en lien avec la communauté de commune du Sânon (1e au 5 décembre). Pour Lunéville, il faudra patienter jusqu'en mars prochain pour que s'amorcent de nouvelles conversations constructives avec les parents.
P. B.
Jeudi 23 octobre 2008, © L'Est Républicain / LUNÉVILLE Droits de reproduction et de diffusion réservés/D.GÉNY

Le but est d'établir une stratégie de formation et d'échanges pour l'ensemble des intervenants, mais aussi pour les familles.
Institutrices, puéricultrices se sont retrouvées pour débattre et proposer de nouvelles pistes d'action.-----
« Soutien aux familles et aux enfants en tentant d'appréhender les problèmes liés à l'évolution rapide de notre société », remarque Anne Houot. « Ces échanges permettent de recentrer rapidement nos interventions liés aux difficultés des familles ». Les rencontres autour du sommeil, il y a quelques temps, avaient été très positives. Elles ont permis à des parents de faire le point sur d'autres difficultés quotidiennes telles l'hygiène, l'alimentation, le langage... La Coordination Lunévilloise a donc décidé d'accompagner les professionnels à travers une pédagogie adaptée. En retour, ils ont fait part des soucis récurrents au quotidien, les rythmes de l'enfant entre autres.
« C'est un gros investissement collectif et tous les jours, c'est une dynamique qui se met en place de part et d'autre. Les parents ont souvent des difficultés pour s'investir sur le lieu de vie de l'enfant, à l'école, la crèche et avec le concours de la CLEF, tout ce petit monde communique et participe à la réflexion. C'est tout cela qui permet d'avancer », confie Évelyne Muller.
Les rythmes de l'enfant sont au centre des préoccupations. Anne Houot s'est rapprochée d'un groupe musical composé de trois femmes : « Les Souricieuses » et leur a demandé de créer un spectacle sur ce thème. Le projet est d'ores et déjà bouclé et sera, lors des futures représentations, le temps fort, le lien entre les familles et les acteurs sociaux.
Parallèlement, un petit livret illustré destiné aux enfants, a été ré-édité : « La journée de Victor », il a été traduit en langue arabe et turque. Sous une forme ludique et simple, il rappelle quelques règles quotidiennes essentielles en matière d'hygiène, d'alimentation, sommeil, etc. Les visuels sont très explicites et les petits sont à même de comprendre et de reproduire ce qu'ils voient sur les dessins.
Victor aura beaucoup de travail pédagogique dans les semaines à venir. Pour une bonne cause.
• Contact : la CLEF http://clef.viabloga.com/ Téléphone : 06.82.07.71.92
Samedi 16 Février 2008, © L'Est Républicain / LUNÉVILLE - Droits de reproduction et de diffusion réservés
En 1999, dans le cadre du volet prévention du contrat de ville, était créé un collectif d'associations et d'institutions pour « faciliter l'exercice de l'autorité parentale et développer l'esprit citoyen ».
• Pour en savoir plus sur les actions de la CLEF, un blog vient d'être créé, qu'il ne faut pas hésiter à consulter. Son adresse : http : //clef.viabloga.com.
Dimanche 11 Mars 2007, © L'Est Républicain / Droits de reproduction et de diffusion réservés
Les clefs du sommeil
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Josette Gabriel (à gauche) et Anne Houot (à droite) ont oeuvré côte à côte pour cette matinée de formation. |
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« Le temps de sommeil chez les enfants est en baisse constante, et la qualité de sommeil est différente, c'est ce que constatent beaucoup de professionnels de la petite enfance, dans les maternelles, les crèches, les haltes-garderies », explique Anne Houot, coordinatrice à la Clef. « Nous avons mis en place cette semaine avec de nombreux partenaires pédagogiques, (l'éducation nationale, les centres de loisirs, centres médicaux, la municipalité...), avec la participation active de tous les bénéficiaires. »
La première étape a eu lieu mercredi. à l'école primaire Alsace, des adultes se sont prêtés à de drôles de jeux. Les professionnels de la petite enfance sont retombés en enfance le temps d'apprendre les bases de la relaxation pour les plus petits. Sous les conseils de Josette Gabriel, intervenante spécialisée dans l'éveil musical et corporel des enfants, ils ont pratiqué « massages », jeux, étirements. « Pour prendre conscience de leur corps, c'est ce que l'enfant doit faire. En découvrant comment il met son corps en mouvement, il apprendra aussi l'immobilité. Les enfants apprennent à se relaxer à travers le plaisir d'être actifs. »
« Avec cette formation des adultes, notre but est que ces enseignements soient intégrés sur le long terme. Il faut que les professionnels et les parents s'approprient ces données, et nous, nous passerons à autre chose », explique Anne Houot. Dans cette optique, la semaine du sommeil « bien dormir, bien vivre » sera construite autour d'un spectacle. Présenté par la troupe parisienne Spouk, « 1, 2, 3, sommeil », pièce de Florence Labbé, sera jouée pendant le temps scolaire dans plusieurs écoles, et à d'autres horaires pour tous les publics. « Dans chaque école, les équipes ont mis en place des rencontres, ou des animations, pour que ce ne soit pas juste une consommation de spectacle. »
La coordinatrice insiste sur l'importance de la présence des parents. « Si les parents ne sont pas au courant et n'essayent pas, ça ne peut pas fonctionner. Ils doivent être associés pour améliorer la qualité de la sieste et de la relaxation de leur enfant. » Les spectacles seront donc l'occasion de rencontres entre parents et professionnels. « Ils pourront enchaîner avec des discussions, parler du spectacle, évoquer les différents problèmes qu'ils rencontrent par rapport au sommeil de leur enfant. »
à travers des exercices et un spectacle, l'idée est d'amener l'enfant vers plus de tranquillité et de bien-être. Un travail de longue haleine. Elise ESCOFFIER
Mercredi 14 Mars 2007, © L'Est Républicain
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1, 2, 3 sommeil !
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Le Bébé n'est pas vraiment d'accord pour aller se coucher ! µLes enfants ont apprécié le spectacle. |
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Elle a un problème, cette jeune comédienne. C'est que durant tout le trajet pour Lunéville
Boucle d'or et les saucisses, le Bébé n'a pas dormi. Et il n'a pas l'air bien décidé à le faire. Le Bébé, marionnette de jaune et de rouge vêtue a chaussé ses lunettes de piscine et barbotte dans son bain. Occasion pour lui de faire reprendre aux marmots hilares une petite chanson sur la toilette.
Tout est bon pour repousser le redoutable moment du couché. Il se séche le Bébé, les pieds, les bras, la tête. Se pomponne, se coiffe. Et enfile, enfin, ses ailes magiques pour rejoindre son grand berceau.
Ou bien décidé, il ne fermera pas les yeux, tant que les enfants du public ne lui auront pas chanté pas une petite berceuse. « Ainsi font font font, les petites marionnettes... » Les souhaits du Bébé de tissu sont donc exaucés. Les parents participent autant que les enfants, tournant leurs mains en l'air pour donner l'exemple.
Endormi le Bébé ? Pas vraiment, non. Son lit se transforme en vaisseau et c'est une histoire qu'il réclame maintenant !
Place au théâtre d'ombre. Pour calmer Bébé, Boucle d'or fait son entrée. Elle a peur des loups Boucle d'Or, « ouf, il n'y a que des petits loulous dans la salle. » Mais il va lui falloir quand même courir, la tribu des poules qui ont des dents est bien décidée à venir lui voler son panier de galettes et... de saucisses !
Ouf, après toutes ces péripéties, voilà Boucle d'Or sauvée et Bébé calmé. Tout le monde dort à poing fermé. Le marchand de sable en intérim (le vrai était retenu au salon de la literie) a bien fait son métier.
Une dernière petite chanson avec les enfants pour « un soleil de plume, léger comme la lune » et ils filent vers un goûter bien mérité. Rester sage pendant 40 minutes de spectacle : ça creuse !
Leurs parents, eux, échangent leurs avis dans la salle. Car au-delà du ludique, ce spectacle proposé par la Coordination Lunévilloise Enfants Famille, permet également des débats sur la manière de gérer le sommeil des enfants.
« C'est important de montrer aux parents qu'on peut tout imaginer, que, même si on ne sait pas lire, par exemple, ont peut raconter des histoires, avant de les endormir », annonce Florence Labbé pour expliquer la démarche de son spectacle.
Outre la rencontre avec l'artiste, des professionnels de santé sont présents pour répondre à toutes les questions que se posent les parents. Parce que ce qu'on apprend petit, c'est pour la vie... / Christelle GEORGE
Jeudi 23 Mars 2007, © L'Est Républicain / Droits de reproduction et de diffusion réservés
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A l'écoute des parents Nouvelle recrue à la CLEF (Coordination Lunévilloise Enfance Famille), Anne Houot a rejoint le collectif qui oeuvre à l'aide à la fonction parentale. « La fonction de parents est difficile aujourd'hui », lance Anne Houot au sortir d'une réunion mensuelle réunissant des représentants de l'APPEL (Association pour la promotion par l'écriture et la lecture), de la MJC et de l'ASAL. Egalement présents à ce rendez-vous technique et logistique, un adjoint au maire et professionnel du centre médico-psychologique et un conseiller pédagogique de l'Education nationale. « Les repères ont changé. Comment faire pour élever nos enfants dans le contexte que nous subissons actuellement », reprend la coordinatrice. « Redonner un sens au rôle de parents en allégeant le poids d'une vie happée par le stress et l'angoisse d'un environnement de plus en plus pesant, où se mêlent insécurité et crainte de l'avenir ». Pour répondre à ces questions, Anne Houot a plus d'une corde à son arc. Avec la CLEF, la réunion qui s'est tenue 1, rue des Jonquilles, a déroulé trois grands axes. Le 18 avril prochain, à 20 h 30, au Salon des Halles, Manuel Rodrigues-Martins animera une conférence-débat sur la fonction parentale. Il fera part de ses multiples recherches et expériences en tant que psychanalyste, psychologue et maître de conférence à l'IUFM de Lorraine. Le plaisir d'être parents Un autre grand thème lié aux formations et partages d'expériences se déclinera en trois temps forts. Un accompagnement à la scolarité, le samedi 8 avril au matin à la Maison des quartiers Sud. Suivra une animation pédagogique à destination des enseignants des écoles H. Monnais, Alsace et Vosges, prévue le mercredi 10 mai, avec le témoignage d'une enseignante d'Essey-lès-Nancy et la participation de Manuel Rodrigues-Martins. La rentrée de septembre sera consacrée à l'animation d'un débat avec la coordinatrice du dispositif REAAP de Toul (mis en place depuis trois ans) qui fera le point sur les actions menées dans les écoles maternelles et primaires du quartier de la Croix de Metz. La réunion sera notamment consacrée aux retombées observées sur la participation des parents et sur les relations parents/enfants/écoles/environnement. Enfin, la dernière action mettra le projecteur sur le thème de l'animation dans l'école avec la participation de nombreux intervenants et la mise en place de spectacles et expositions, qui alimenteront débats et échanges destinés à favoriser les liens entre parents et enfants à l'intérieur de l'école. « Face à une fonction parentale en crise, il nous faut trouver un langage commun pour retrouver le plaisir d'être parents », conclut Anne Houot animée par un dynamisme et une volonté de soutien et d'échanges.
Permanence de la CLEF : 1, rue des Jonquilles. Tél : 06.82.07.71.92. |

