Au départ, nous étions 150. A mi-parcours de cette opération de sensibilisation sur la question de la gestion des écrans, nous sommes 50 à nous être mobilisés pour raconter, découvrir et échanger ! 50 qui en valent 500 tant ce soir les témoignages sur les actions menées sur le territoire sont riches d’inventivité et de partages. 

Parce qu’en effet, il faut innover, tenter et construire en même temps que la société évolue et pouvoir partager. C’est ce que ‘l’on peut retenir tout d’abord de cette soirée.

Oser pour des ados de se produire sur scène avec un chant qu’ils ont crée et qu’ ils veulent partager avec leurs pairs mais aussi avec nous adultes et professionnels. (St Nicolas de Port)
Oser, en bousculant le rythme de l’activité  d’une crèche à Lunéville qui se mobilise le samedi matin pour aller à la rencontre des parents.
Oser, en pariant sur le pluridisciplinaire à Gerbéviller qui associe multi-accueil, relais familles, école, médiathèque et bénévoles pour conjuguer réflexion et action.
Oser à Ogéviller se lancer dans des rencontres parents au sein de l’école parce que l’on ressent qu’il y a à faire cause commune entre adultes : parents/enseignants/association ou oser mobiliser les parents lors de la première réunion de rentrée à l’école pour aborder autour de toutes les questions liées au dosage du sommeil, alimentation, temps libres, apprentissages scolaire... le dosage des écrans !.
Oser, le pari sur le quartier Niederbronn de mener de front des actions en direction des enfants, des parents et plus largement des habitants.
Oser pour la CLEF aller à la rencontre des médecins, des sages femmes et puéricultrices, des orthophonistes ou des unités de soin psychologiques  pour s’associer à cette démarche de mobilisation d’un territoire.
 

Si au au sein de la CLEF le verbe "OSER" résonne comme une évidence. Ici, ce 5 juin, ce mot résonne comme une victoire. Parce que les professionnels s'adaptent et ont envie de partager autour des écrans ou plus globalement du numérique. On le sait : pas de recette miracle. Comme le répète S.Tisseron tout est question de dosage. Du lait, le bébé passe aux petites compotées de légumes et ainsi de suite. Du babillage le bébé passe aux mots, puis aux phrases et ainsi de suite. Etc. Pour les écrans…l’affaire est moins évidente… Chacun de sa place ce soir a bien compris l’enjeu de cette révolution du « tout écran ». Pour intégrer, digérer et modifier les pratiques de chacun : adultes et enfants. Il apparait ce soir plusieurs points essentiels: ...,
 

-         Les parents s’inquiètent de cette montée en puissance des écrans ou du tout  numérique. Mais plus ou moins selon manifestement les secteurs géographiques du territoire.

-          Les parents ont globalement accepté de se déplacer  sur les rencontres thématiques écrans, Ils ont partagé facilement la parole,  se sont entre-aidé en racontant leurs expériences. Ils ont appris aussi et pour certains modifié des habitudes prises à la maison qui du point de vue des enseignants ont été perceptibles chez les enfants. (meilleure concentration, intérêt à l’activité)

-          la notion de responsabilité : chacun ressent qu’il faut dans sa pratique de professionnel intégrer ce changement rapide des habitudes de vie quotidienne et des modes de relations entre les personnes dont les enfants peuvent  d’abord  être « victimes » et ensuite acteurs.  

-          la complexité de travailler en lien entre les divers métiers liés à l’enfance/famille et dans le même temps la richesse du partenariat qui nécessite du temps de concertation pour apprendre à se connaitre, apprendre des champs de compétences et limites de chacun. Comme le dit la CLEF, le travail en partenariat ne se décrète pas, ne s’improvise pas. Il est au départ, une volonté, un petit pas de côté et du temps !

-          la satisfaction de constater que la PMI a intégré lors du bilan de santé des enfants de 4 ans des questions ayant attrait au temps passé devant les écrans et alternatives.

-          la proposition de la CLEF au 14 novembre 2017 : « que chaque acteur  s’engage sur 2 rencontres par an avec les parents sur la thématique « écrans » et intègre dans la co-animation des cafés –parents une prise de note des témoignages »,   s’est révélée trop exigeante. Ce que confirme l’équipe CLEF présente ce soir. Les espaces où 2 café-parents ont pu s’organiser semblent s’orienter vers  les espaces « Graines de maternelle » à Lunéville où les parents sont engagés dés le début de l’année sur des temps parents/enfants de moins de 3 ans.

-          Il a été crée plusieurs outils par les acteurs du territoire. Certains ont été présentés ce soir et sont déjà en mode partage entre des structures. Toutes ces initiatives avec l’accord des responsables seront mises en ligne sur le site CLEF pour être mutualisés et donc partagés.

Les débats sur les médias et leurs impacts ne seront pas tranchés avant longtemps. Sans-doute ne le seront-ils jamais d’ailleurs car la question de l’influence ne peut aboutir à une réponse précise et absolue. Cependant, si nous demeurons dans l’incertitude faute de preuves fiables sur les effets des médias, c’est la prévention qui doit l’emporter sur toute autre considération. “ Dans le doute, abstiens-toi”, nous conseille la sagesse populaire. Un parent ne regrettera jamais d’avoir mis en application ce vieil adage. En revanche, ne sera-t-il pas désolé de n’être pas intervenu à temps afin de prévenir des dommages éventuels ?
 

LE SAVIEZ VOUS ?

QUE SE PASSE-T-IL AVEC L’ARRIVÉE DE LATÉLÉVISION ? Dès ses débuts, la télévision connaît les mêmes questionnements, et c’est autour du thème de la violence que les critiques se font les plus vives. Ainsi, dans un numéro daté de février 1964, le magazine Télérama tente de rassurer les parents car ceux-ci écrivent abondamment pour réclamer des émissions jeunesse dépourvues de violence : “ À la télévision ne présentez pas à nos enfants des scènes de violence ”. Mais “ toute violence n’est pas inutile ”, rétorque le magazine, avant de poursuivre : “ Faut-il […] supprimer des émissions de télévision destinées aux jeunes, tous combats et batailles, tous coups de pieds et de poings, tous supplices et tous crimes ? Faut-il condamner Ivanhoé, Thierry la Fronde et Bayard ? Faut-il interdire les westerns, les cow-boys et les policiers ? 

Sources
ARTICLE unaf : file:///C:/Users/Anne/Desktop/RECHERCHE/ECRAN/UNAF%20ecrans%20et%20m%C3%A9dias%20une%20affaire%20de%20famille.pdf)
Toute violence n’est pas inutile ”, Télérama n° 732, 26 janvier 1964.Eole, 1987. 4.Eole, 1987

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